samedi 5 avril 2025

Déjeuner au Poisson à Voile, chez Chantal et Eric



Mon Histoire de ce jour commence par le détournement de l’Adour : cette histoire mêle ingénierie, rivalités locales et caprices de la nature. Jusqu’au XVIe siècle, l’Adour ne se jetait pas là où elle le fait aujourd’hui. À l’origine, son embouchure se trouvait plus au nord, dans les Landes, notamment à Capbreton, puis à Vieux-Boucau après un bouleversement naturel vers 1310. À cette époque, une violente tempête, combinée à des crues et à l’accumulation de sable, avait obstrué son cours à Capbreton, poussant le fleuve à se frayer un nouveau chemin plus au nord, à Port d’Albret (l’actuel Vieux-Boucau, "vieille embouchure" en gascon).

en 1712

Ce changement posa un gros problème aux Bayonnais. Leur ville, un port fluvial prospère grâce au commerce sur l’Adour, se retrouve à une trentaine de kilomètres de la nouvelle embouchure, rendant l’accès à la mer difficile pour les gros navires. Le port de Bayonne déclinait face à la concurrence de Capbreton et de Vieux-Boucau, plus proches de l’océan. Les marchands bayonnais, déterminés à retrouver leur avantage, firent pression sur les autorités royales pendant des décennies. Dès 1491, sous Charles VIII, une première enquête fut lancée, mais sans suite. Ce n’est qu’en 1562 que Charles IX prit la décision de redonner à Bayonne un accès direct à la mer.



L’homme chargé de cette mission ambitieuse fut Louis de Foix, (1535-1604) un ingénieur-horloger-architecte talentueux qui avait déjà travaillé pour le roi d’Espagne sur des projets comme l’Escorial. En 1572, il signe un contrat avec le roi Charles IX pour détourner l’Adour. L’idée était audacieuse : creuser un chenal de 1 800 mètres depuis un point près de Bayonne, au lieu-dit Trossoat, jusqu’à l’océan, et construire une digue pour bloquer l’ancien cours du fleuve. Les travaux furent titanesques pour l’époque : des ouvriers creusaient à la pelle dans un terrain sablonneux et instable, luttant contre les marées et les crues. Pendant six ans, le projet avança péniblement, ralenti par des sabotages des Landais – qui voyaient d’un mauvais œil la perte de "leur" fleuve – et par des fonds insuffisants.

Le tournant décisif arriva le 25 octobre 1578. Une tempête exceptionnelle gonfla la Nive, provoquant une crue massive. Cette force naturelle acheva ce que les hommes peinaient à accomplir : l’Adour se précipita dans le chenal inachevé, perça le cordon dunaire et se fixa dans son nouveau lit, entre Anglet et Tarnos. L’ancien cours, au nord, s’ensabla peu à peu et disparut complètement entre 1700 et 1800, laissant des vestiges comme le lac d’Hossegor. 

On doit aussi à Louis de Foix la construction du phare de Cordouan, à l'embouchure de l'estuaire de la Gironde, auquel il consacre 18 ans de sa vie et toute sa fortune (selon une légende du XVIIIe siècle, il y serait secrètement inhumé). Son fils, Pierre de Foix, reprend sa succession mais ruiné, il transmet le flambeau à François Beuscher, ancien conducteur de travaux de Louis de Foix qui termine son œuvre en 1611, soit 27 ans après la signature du contrat passé entre Louis de Foix et le maréchal de Matignon.

Nous avons décidé de venir là, comme nous l'avions déjà fait autrefois en parcourant la barre.







Nous sommes rive gauche. En face, pas de plages, pas de touristes, pas de baigneurs : l'activité industrielle du port, au restaurant nous voyons des Patrons ; des ouvriers ; des travailleurs, quand je constate cela devant Chantal la Patronne au moment de régler, elle sourit voyant que j'ai compris ce qu'elle cherchait avec Eric en créant leur restaurant : faire manger les gens du coin, les marins et travailleurs du Port. C'est tout à fait nous, n'oublions pas que je suis modéliste de marine aussi, et que j'ai depuis longtemps le permis Marine.


juste à côté, le port de plaisance, avec les barques de sport qui font la renommée des fêtes de Bayonne

Un peu plus loin à l'amont, la fameuse forme de radoub ici vide, mais l'Hermione y est bel et bien, peu à peu reconstruite entièrement par l'intérieur, un chantier énorme, ils se sont vraiment laissés gagner par la merule qui peu à peu a rongé toute l'infrastructure mouillée, ils n'ont pas utilisé à l'époque du bois laissé dans l'eau de mer comme le faisaient les charpentiers de marine, ou comme l'ont fait les Vénitiens en construisant sur pilotis : le bois durcit dans l'eau pour devenir imputrescible, ce qu'ignoraient les constructeurs des siècles plus tard quand ils ont pourtant mis le temps qu'il faut pour recréer le bateau de Lafayette. Mais avec de nouveaux sous, avec de nouveaux dons, la fondation du Patrimoine ou autre, ils vont y parvenir, et revoir l'Hermione sur l'Adour ici même sera un spectable merveilleux, nous y serons sachant où il faut se rendre ! 

https://babone5go2.blogspot.com/2021/09/la-cale-pour-lhermione-3.html


notre équipage féminin a repris la barre et nous guide (d'une main ferme) dans la circulation.
Serrés derrière, les Hommes sont un peu secoués
mais deux marins expérimentés serrent les dents, et supportent la houle
le tangage et tous les mouvements de la mer


nous entrons par le port de plaisance, il faut savoir où est l'entrée du parking, il faut savoir passer devant et tourner à l'envers au prochain rond-point, à cette date d'avril, il y a de la place, mais l'été, tout est bondé


nous jetons notre dévolu sur celui-là : il nous faut absolument ce bateau



vous savez quand-même que Ibaialde c'est le Roi du Jambon

Askatasuna (le mot basque signifiant Liberté) est le parti politique nationaliste et séparatiste basque inscrit dans le registre des partis politiques du ministère de l'intérieur espagnol le 31 août 1998, et basé à Bilbao. Toute activité sauf maritime a été suspendue le 18 février 2009.

extrait de l'intervention d'Emmanuel de Oliveira, Président de la Société nationale de sauvetage en mer en 2024 : "L'antenne locale de la SNSM va du sud Landes aux Pyrénées-Atlantiques, c'est quatre stations et un centre de formation. Cela représente une activité opérationnelle très forte. Ella a doublé par rapport à l'année dernière, avec beaucoup d'interventions à la fois d'assistance aux navires en panne et surtout de sauvetage de la vie humaine. Nous avons sauvé cette année 218 personnes exactement sur la côte basque et gasconne. Ce qui est particulier ici, c'est que c'est une zone très accidentogène, avec une côte difficile et des risques importants. Nos quatre stations de sauvetage sont extrêmement actives. Nous allons renouveler l'année prochaine le canot tout temps (CTT) de Bayonne en particulier, le "Martin-Jolis", avec un nouveau navire de sauvetage hauturier (NSH) très performant". 
j'ai préféré saluer ce CTT que l'Hermione, nous reviendrons plus tard (ndla)

le restaurant est à gauche, sur un promontoire, qui oblige à monter les derniers escaliers


le Comte tend un bras secourable à ma Comtesse






Ma vessie a été secouée, brinquebalée sur les ralentisseurs, ballotée à babord et tribord, serrée pendant la route, il me faut absolument aller à la cale, qui se trouve effectivement au sous-sol, proche de la sortie qui j'imagine doit aboutir à l'Adour, pour se jeter dans l'Océan, et se mêler aux autres eaux mêlées de l'Atlantique, de tous les rejets de la terre à la mer ?


l'ambiance intérieure est au top, mais nous, comme les autres convives, préférons le vent du large

 comme si nous étions sur le pont de l'Hermione : nous faisons face

et nous protégeons à l'ombre de l'ardeur du soleil


vous allez voir, on n'a absolument aucun choix d'autre que la suite :

1-il faut absolument un en-cas au Comte qui meurt de faim, les vitraux lui ont plu et il est plein d'ardeur, fouetté par ce vent : -"des soupions pour entrée" ! (je ne crois pas qu'il ajoute : "tonnerre de Brest", ce serait déplacé, nous sommes à Anglet)

2-Bar 2 personnes deux fois, puisque nous sommes quatre

-"deux personnes sur un Bar suppose un Beau Bar", il fallait que je le place

3-Café gourmand final puisque je suis interdit de sucre, et les glaces en dessert, c'est trop banal

et le vin est à la hauteur : vous connaissez le principe de la maturation du vin sous l'eau ? Comment choisir autre chose, puisque c'est un vin-blanc-Basque, et que nous sommes Basques au Pays-Basque : en plus il sert d'apéritif, et les Comtesses qui conduisent doivent choisir : pas boire, mais continuer à conduire (sauf celle qui ne tient plus le GPS au retour car la conductrice connait le chemin par coeur, c'est là qu'ils viennent tous les dimanches avec le Comte se mêler aux marins du peuple, pour conserver le contact, en leur offrant un pôto-Bar).

je lève mon verre à vous cher(e)s lectrices-lecteurs


quand vous viendrez guidé par ce billet ici, vous ne pourrez pas choisir d'autre vin

un jour je vous dirai où c'est et comment j'en achète


les soupions, j'en raffole dès Arles en 1976, à Albaron ! 




les bars sont magnifiques, ce sont de beaux-bars, un gros demi-bar suffit par personne

vous comprenez que la phrase aurait un sens différent si j'écrivais ; un bar-beau, quand les messieurs seront servis après les Dames


j'ai demandé à la serveuse de nous laisser les deux têtes

je puis ainsi découper délicatement les quatre joues et les distribuer à l'assemblée
les joues sont aux bars, l'équivalent des "solilaisses" chez les poulets

"les sots l'y laissent" !


le café gourmand présenté sur une ardoise appelle avec humour à conclure
et je passe à la caisse c'est là que je me présente à Chantal

j'ai promis de lui présenter ce billet pour "bon à tirer", en lui disant le bonheur d'avoir été reçu au Poisson à Voile, quelle jolie idée de nom au lieu du banal Poisson volant

je lui explique que volant avec mon drone
j'apprécie son humour, et on s'apprécie réciproquement,
ce qui m'invite vous avez compris à revenir

puisque j'ai noté le chemin sur mon GPS perso

profitons des moments de bonheur dans la Vie

pour finir, je dis à Chantal que je lui décerne une étoile

une étoile de Mer : je n'en ai jamais mangé ! 

je vous recommande le Poisson à Voile,

le Marlin du Vieil Homme et la mer







au Pays Basque
il existe des endroits surprenants
Basques
encore plus beaux que tout ce qu'on raconte sur le Pays Basque

nous y sommes en deux heures
en respectant strictement le 130 sur l'A6
et nous pouvons boire et buvons chez nous du Egiategia
pas difficile de mettre une caisse dans la malle !
Quant aux Bars, même Auchan en vend
et moi je le fais flamber au Ricard
car ça s'appelle en Provence un Loup ! 
je suis un peu un "lou-bar" en grande cuisine ! 


j'ai en Provence un copain qui vit là-dedans



tout le monde peut pas être de Paris ! 

c'était super Chantal, on revient dès que l'on peut
et-on-peut-vite ...

il y a un autre nom Basque caché ! 

PS : je vous cite un texte plus académique : "Le Poisson à Voile est situé au cœur d’Anglet, une ville balnéaire du Pays basque français. Le restaurant propose aux Angloys une cuisine à base de poissons frais et locaux. La décoration mêle élégance et tradition basque marquée par les tons chauds, le bois et les détails maritimes. Les grandes baies vitrées offrent une vue imprenable sur l’océan. La carte met à l’honneur les poissons et fruits de mer frais, sélectionnés chaque jour. Vous pourrez déguster des plats typiques de la région comme le fameux axoa de veau, le ttoro (poisson mijoté dans un bouillon parfumé) ou encore le chipiron à la basquaise (calamar cuit dans une sauce tomate épicée). Les influences basques se marient subtilement avec des touches méditerranéennes. Le restaurant propose également des options végétariennes ainsi qu’une sélection de vins locaux. Le restaurant est à quelques pas de la plage des Sables d’Or et de l’océan Atlantique. Un service de livraison à domicile a été mis en place par l’équipe."

j'avais repéré les "touches méditerranéennes"...
... mais j'avais raté ... le ttoro ! 
(deux-étoiles-la-prochaine-fois)

évidemment ils s'imposent :

il faut cliquer sur la flèche à droite
(je dis ça pour les Parisiens à qui il faut tout expliquer)

vendredi 4 avril 2025

Je suis reçu par Gérald Franzetti



un vitrail de cives m'attend, plus besoin d'aller à Barcelone !


Il faut vous dire que nous sommes pour quelques jours à Bayonne,
la ville où voudraient vivre tous les Français. 

Nos amis Toulousains, habitant un Hôtel particulier de briques roses plein Centre dans le Triangle d'Or, voyaient les parquets s'enfoncer, et leurs murs dangereusement pencher. Leur Propriétaire (descendant d'un ancien Maitre du Pastel) ne pouvant plus entrenir un Bien aussi ancien et coûteux, les a contraints à partir, obligation, confirmée par la Ville Rose, mégapole Mondiale hébergeant Airbus, et tentant d'éviter les malheurs de Marseille, et autres Villes où l'immobilier ancien même de Prestige s'écroule sous le poids des années. Ils ont déménagé, optant pour la ville de leur enfance, leur rêve réalisé. Il fallait voir  de nos yeux ce changement de résidence, et ce retour au Pays Basque.

Bref nos amis, (la vérité m'oblige à vous dire que ce sont le Comte et la Comtesse de P.) ont trouvé refuge à Bayonne, dans un appartement spacieux, au dernier étage que vous avez vu hier, l'étage fameux où la fenêtre est immense et d'où l'on voit l'Océan : c'est eux.

J'ai sagement mis la voiture au garage public en ces jours de la fête internationale du Jambon de Bayonne : nos amis ont leur voiture en bas de l'immeuble puisqu'ils ont le statut de Résident et ont loué leur stationnement payant. Moi avec mon critAir4 de grosse voiture allemande, mieux vaut que je ne montre pas trop, même si je ne suis pas mis au ban de la Société avec mon gros véhicule-Benz, ce qui serait le cas dans la Ville Rose où je n'ai plus le droit d'entrer vu le critère interdit de mon modèle thermique qui malgré la catalyse allemande de son Pot catalytique pourtant sophistiqué, ne satisfait pas le nez raffiné des "Toulousains-écolo-malins" : il y a en France désormais, (la prétendue Patrie de l'égalité et la fraternité, mais TOUSSA C PIPO), une différenciation établie entre les propriétaires des Triangles d'Or d'une part devenus favorisés-protégés, et les ruraux-marginalisés, les premiers s'accaparent les Centres aux prix au mètre carré croissants, rejetant en périphérie les moins argentés, incapables de se payer la voiture de Monsieur Elon Musk, (dont on a découvert par ailleurs la fascination  pour le nazisme, qui fait douter de la qualité prétendue de ses voitures électriques nécessitant la chasse aux métaux rares sur toute la Planète). Bref. Le luxe à Bayonne est d'emprunter les nouveaux Bus-électriques-municipaux, qui sont d'une rare beauté, silencieux, luxueux, bref, quand vous les voyez, c'est un transport raffiné qu'on a envie d'emprunter, sachant qu'il évite d'avoir à se garer. 

Dans notre cas, nous avons rendez-vous à Saint-Martin de Seignanx (dans les Landes mais c'est tout près), et nous contenterons de la petite Fiat de la Comtesse, où les femmes prennent le volant, l'autre tenant le GPS, les hommes derrière retrouvant leur vraie place, qui est celle de la décoration masculine dans le couple.



les épouses ignorant que les Chinois fabriquent de fort jolis et pas chers appareils pour fixer le portable fixant le GPS, l'une le tient, l'autre lit le cadran, leur manoeuvre coordonnée étant d'une efficacité qui nous contraint, les mecs, à les féliciter.

Tant qu'à y être voici le Bus, une merveille d'ingenierie du transport électrique !

pas pu photographier les roues, qui sont cachées par des capots, invisibles, le Bus parait flotter au-dessus de la voie, vraiment réussis ! 

j'ai vérifié dans Wiki : Le bus à haut niveau de service de l'agglomération du Pays Basque, plus communément appelé Tram'Bus, est un réseau de bus à haut niveau de service (BHNS), mis en place à partir de 2019, faisant partie du réseau de transports en commun de l'agglomération du Pays Basque, et plus précisément du réseau Txik Txak. Comme tout le monde désormais, ils sont connectés à une Centrale centralisée, permettant de les réguler en les connectant à la Toile mondiale des connections qui optimise le traffic dans une perspective durable et bien entendue augmentée.

demain je vous emmènerai à Anglet

et on ira avec le même moyen de transport, dans une circulation "déjà formée"
nous sommes venus en avril, ce sera infernal cet été

tout le Monde entier voulant montrer qu'il veut absolument Vivre Bayonnais

la Ville de Bayonne consacre 280.000€ aux fêtes de Bayonne

Gérald Franzetti me dira tout à l'heure qu'avec cette somme il remet à neuf tous les vitraux ! 

mais qui à part nous se soucie des vitraux de Bayonne ?

Si ! le Maire de Toulouse a refait la Rosace de Saint-Sernin,

je vous l'ai montrée le 24 décembre dernier : https://babone5go2.blogspot.com/2024/12/la-rosace-de-saint-sernin-inauguree.html mais il l'a confiée aux ateliers Loire, qui à Nantes étaient plus proche que les Landes... qui sont trop loin, optique de Toulousains. Moi ça me fait pile 2 heures de voiture.

Nous sommes maintenant arrivés chez G. Franzetti

son grand Hall abrite les cartons les plus célèbres de ses compositions, je les connais par coeur

Dieu d'abord préside tout en haut, 
au Centre comme il se doit

je me plante : une clé à la main, c'est Saint-Pierre ! 

mon ami le Comte de P fait des gestes comme les Provençaux pour expliquer comme il connait le vitrail


voici notamment les célèbres mules que l'on retrouve dans les pages facebook du Maitre
où il dessine le ciel et la Rhune qui domine le tout
avec l'architecture du pays Basque, le rouge Basque, et les Basques d'avant du sexe féminin transportant leur panier sur la tête, qui donne aux femmes ce port de tête Basque qui fait une partie de leur attrait




moi, j'ai demandé l'autorisation à Gérald de faire un reportage, poursuivant mes billets précédents alors que je ne le connaissais pas encore, il m'a dit oui, et comme cela, j'aurai le souvenir de ses cartons épinglés aux murs.(1)




ce médaillon est tombé d'une hauteur de 20m. Pulvérisé, le voilà reconstitué comme neuf


notre amie la Comtesse se fait expliquer les cives, en expliquant qu'elle crée des bijoux ce qui est vrai pourquoi pas des mini-cives comme pendentifs ?


Je m'éloigne un peu car je sais très bien ce que je veux et avec quoi je voudrais sortir, et vais voir dans les stocks les verres qui m'intéressent pour transformer mes fenêtres un peu trop conventionnelles bien que en double vitrage (comme le prescrit désormais la norme destinée aux écologistes désirant économiser l'énergie gazière proscrite car trop Poutinienne). Je veux quatre verres de 26 x 24,8 cm aux couleurs primaires : bleu ; rouge ; jaune et clair-américain, que je poserai moi-même. Gérald note les références dans son cahier, pour me faire un devis. Je viendrai les chercher moi-même à deux heures de voiture, et j'aurai enfin les verres que j'attends depuis 18 ans, mieux vaut tard que jamais. Il m'a aimablement donné son prix par texto, j'ai reçu ma pension de mars fin mars. Je lui ai confirmé ma modeste commande, mais elle me permet d'en envisager une autre plus conséquente.


pour créer des vitraux, il faut être au milieu des verres et les voir et même les toucher, attention ça coupe


voilà ce que j'aime mais ce sont des verres anciens récupérés, très chers, ils sont difficiles d'accès
pour ce que je fais ils sont trop beaux pour moi


Comme je connais très bien mon sujet, je vois Pauline, la Fille de Gérald, qui va assurer sa succession et l'assiste déjà depuis longtemps, et lui demande l'autorisation de conserver un souvenir photographique, sachant que je sais que je la reverrai en allant chercher mes quatre verres de couleurs...  bien entendu j'ai d'autres projets en tête pour terminer ma porte d'entrée pas finie ... !



Je continue mes investigations. La comtesse a apprivoisé Gérald, qui lui montre ses outils personnels, avec lesquels notamment il applique les plombs sur le verre. Il les a fabriqués lui-même, j'ai aussi mes tarauds chéris, on ne travaille bien qu'avec des outils rodés, adaptés à sa main, et à base de matières précieuses, du bois ici qui est trié-choyé


plus l'environnement est dangereux, plus le chat du lieu est là, prêt à se poser là où il ne faudrait pas, mais c'est là que ça se passe, et il ne veut rien rater



la Comtesse je dois dire est très-très diserte, elle est très à l'aise avec un artiste pareil

moi je ne dis rien, et poursuis mon idée, de partir ma commande passée

un artiste ne crée bien qu'avec ses-propres-outils-à-lui







moi aussi je repère des objets que je ne devrais pas voir



Avec Notre Dame, nos contemporains ont compris que d'avoir fait l'ENA ne permettait pas de construire des Cathédrales, et que pour ce faire, il fallait maitriser les connaissances multiples et toujours cachées des Maitres comme Villard de Honnecourt dont je vous ai parlé. (2) Nous y sommes en plein, et je me régale comme si j'étais déjà au Paradis ou dans le temple du Roi Salomon, mais il n'y avait pas de vitraux.

La comtesse est arrivée à ses fins : elle se fait ouvrir l'armoire fermée à clé, qui contient les produits interdits. Vous savez que le seul produit interdit qui dissout le verre, est un acide terriblement dangereux, si vous en recevez sur la main, la main est détruite jusqu'à l'os qui lui aussi dépérit. Je ne vous dis rien de plus pour ne pas attirer les sots à tenter de s'en procurer. Evidemment que quand on sable du verre, il faut aussi savoir le protéger des acides interdits, qui iront ronger du verre ailleurs. C'est comme cela que mon copain Charles Schneider créait ses dessins sur ses pâtes de verre, protégeant les parties à ne pas ronger par des baumes interdits comme le bitume de Judée. Le principe de précaution a interdit plein de trucs qui autrefois étaient indispensables aux artistes. Moi je n'ai plus le droit d'interdire aux prédateurs d'entrer dans mes boites de papillons, même la naphtaline est interdite: on laisse circuler la drogue, mais on réussit à empêcher les honnêtes gens comme moi par exemple de chromer un bijou. 

Je me tiens loin pour regarder de loin



nous avons tout vu, tout visité, même ce que l'on ne voit jamais

Gérald Franzetti a été d'une gentillesse particulière

je serais même un peu gêné qu'il nous ait consacré tant de temps

heureusement qu'il va y avoir une suite

vous savez qu'il a refait les vitraux de Ghetharia puisque je vous l'ai raconté (3)

moi j'ignorais qu'il va déposer bientôt Mirasol à Biarritz (4)


il faut le savoir, voir en PJ 4

maintenant, vous savez comment on crée la Lumière

il faut de la passion, savoir s'ouvrir aux émotions


il faut aimer le Verre





merci Gérald Franzetti

j'ai tenté de conserver une belle photo de vous pour la fin

il y a des moments dans la vie où l'on rencontre la Beauté

et ça me rend heureux

tout ça dans un atelier

où pendent des oeuvres d'art au plafond


après, plein d'émotions

j'ai emmené le Comte et la Comtesse à Anglet

je vais vous le raconter demain

grand moment chez Chantal et Eric

tout ce coin en bas à gauche de l'Hexagone-de-France  est exceptionnel

voilà pourquoi tout un chacun rêve d'être Bayonnais ! 




PS (1) : voici le numéro 11 en 2021




comme c'est l'épisode 6, cela veut dire qu'il existe 5 épisodes auparavant !




je pourrais un jour créer une camionnette Citroën-Franzetti ?



le Comte et la Comtesse voudraient celui-là chez eux


mais celui-là irait encore mieux derrière leur canapé rouge-théâtre


on peut plaisanter avec les VITRO :

demain vous verrez nos-Beaux-bars !