dimanche 23 juillet 2017

Anniversaire de N. chez er Occitan

Tous les ans, juillet est marqué par deux dates rituelles : l'anniversaire de N. le 23, la Sainte-Anne le 26. Le mauvais temps interdit l'habituelle soirée barbecue dans le jardin. Comment rebondir ? C'est la carte d'été de Er Occitan, nous n'y avons pas goûté, réservation ultime la veille, tout est déjà retenu, seule issue, le second service !




Je vous ai déjà raconté que le premier service était réservé aux Français. Nous ne sommes plus concernés depuis que nous sommes Catalans, et vivons à l'heure espagnole. Nuria nous propose donc 14H30... les Français ne sortiront pas de table avant 15 heures, et nous, nous serons les derniers à partir à 17 heures !

Le menu est nouveau, la typographie très élégante, et le prix du menu de base a légèrement augmenté, la loi Macron visant à diminuer les charges sur les salaires n'est pas passée par là. La lecture est comme à l'accoutumée un festival de surprises, chaque mot Français est pesé, choisi, vraiment approprié, je puis le dire maintenant que j'en suis à l'évaluation finale. Toujours mieux, un festival de couleurs, de saveurs, de goûts, le tout au pluriel, nous sortons éblouis, radieux, contents... prêts à revenir dans quinze jours, la date est inscrite dans le grand registre... pour le service français de midi et demie !

les entrées, je repère les mots : "huitre", "esturgeon", il y a un plat avec de la "poutargue", 
comment choisir ? Il faut revenir !

vu l'heure, ruée sur les mises en bouche habituels, 

dont la célèbre huile d'olive !

 

la crème de potiron ? l'anchois !

petits pains croquants




j'ai choisi le Txitxarro à cause de la chair crue du poisson, un cousin catalan du maquereau
des salicornes...et des huitres !

crème froide d'haricots tarbais ; noix ; champignon cru ; câprons ; ail noir ; poutargue  rose

Tartare d'esturgeon du val d'Aran, framboises et tomates séchées




le turbot aux tripes de sa peau, les gnocchis crêmeux de pois chiches et câpres

le thon mariné aux agrumes, rôtit d'un côté, cru de l'autre
pastèque et noix de Macadamia

vous avez vu la Dacquoise ?

voici la bière la Calavera medical Stout, je suis sous médicaments, c'est pour moi




















deux étoiles pour Er Occitan !


vu l'heure

pas de dîner (français) ce soir !


(à suivre)

C'est Jupiter le Chef

J'ai effectué mon Service militaire, un an comme lieutenant. J'y ai appris à cotoyer les autres, à construire des Ponts, à fréquenter et aimer le Génie, à planifier des chantiers comme l'avait inventé Pert, l'auteur du célèbre planning. J'ai gardé avec une patrouille l'antenne des Essarts à Rouen en 1968.

Je comprends l'honneur militaire, et participe à le mettre en avant quasiment tous les mois lors des commémorations patriotiques, avec les treize Associations du Comminges, dont en tête la Légion d'Honneur.

Jacques S. me fait passer ce texte : l'analyse du Maire de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret, Républicain, journaliste, mécontent de l’admonestation adressée jeudi 20 juillet par Emmanuel Macron aux Armées de France. 

Je vous fais partager ses propos, avec tout mon respect pour le Général Pierre de Villiers qui vient de remettre sa démission :

le fantasme de Jupiter : Empereur à Rome ?
"Il n’est sans doute, sur le sol de France et, plus encore peut-être, sur les théâtres d’opérations extérieures, pas un soldat qui n’ait durement ressenti l’admonestation infondée qu’Emmanuel Macron a adressée jeudi soir, veille de Fête nationale, aux Armées de la France.

"En bombant le torse pour proclamer à nos soldats, l’air vainement fâché par la grogne qui monte, «Je suis votre chef ! », le nouveau président de la République a allègrement franchi la frontière, ténue et sévère, qui sépare l’autorité de l’autoritarisme.

 "Car enfin ! faut-il blâmer les Armées et leurs cadres dès lors que M. Macron leur a lui-même donné plein motif de se lamenter de la décision si pleine de dangers qu’il a prise de faire du budget de la Défense la variable d’ajustement du budget de la Nation ?

"Jamais une nation confrontée à l’ennemi n’aura fait subir aux forces qui la protège une diète aussi insensée.

"A soumettre toute l’action gouvernementale aux impératifs de la communication médiatique, quand les réalités commandent de ne prendre aucune décision hâtive qui obérerait gravement nos comptes, on finit par commettre d’irréparables erreurs.

"Ainsi en a-t-il été dimanche dernier de ce revirement fiscal inédit qui, alors que la prudence imposait de ne pas détériorer un budget fragile par une suppression trop rapide de la taxe d’habitation, s’est pourtant imposé dans le but premier de faire taire les critiques par une opération de communication.

"Il y aurait du reste fort à dire sur cette suppression fiscale qui, dans sa volonté de vassaliser les communes de France, est sans doute inconstitutionnelle en ce qu’elle blesse le principe de libre administration des collectivités territoriales (article 34) et contrarie l’impératif selon lequel « les recettes fiscales et les autres ressources propres des collectivités territoriales représentent, pour chaque catégorie de collectivités, une part déterminante de l’ensemble de leurs ressources » (article 72).

"On connaît la suite : le véritable scandale qui consiste à imposer aux Armées, dans un pays en guerre, 850 nouveaux millions d’économies en moins de 6 mois ! Jamais une nation confrontée à l’ennemi, aussi engagée qu’elle l’est sur tant de fronts, intérieurs et extérieurs, n’aura fait subir aux forces qui, en la protégeant, protègent une partie du monde occidental, une diète aussi insensée.

"Et M. Macron a beau promettre des jours meilleurs, qu’a-t-il prévu dans l’entre-temps : de demander aux terroristes de différer de quelques mois leurs attaques contre nous ?

"Croira-t-on une seule seconde que le président de la République n’ait pas en main le sinistre tableau de l’état de nos Armées : soldats littéralement épuisés, casernes démunies, matériels obsolètes, à qui on n’a pas prévu de remplaçants, reliquats dangereusement vieillissants de coupes budgétaires successives ? L’écart entre les besoins et les moyens se chiffre à plusieurs milliards.

"Qu’on ne blâme donc pas dans ces conditions le chef d’état-major d’avoir, devant la représentation nationale, dit vertement qu’il se sentait trahi, quand même le président macronien de la commission de la Défense de l’Assemblée déclare ce 14 juillet regretter les choix budgétaires du gouvernement. Le général de Villiers a parlé au nom de l’ensemble des soldats de notre pays. C’était son devoir.

"Mais il a fait davantage : il a parlé au nom de la Nation tout entière. Ce sera sa gloire. Car l’Armée demeure le bras armé de la Nation. Ainsi en va-t-il –il faudrait que M. Macron le comprenne vite, très vite même– depuis la Révolution française et la naissance, face à l’ennemi, de cette armée du peuple qui, tant de fois, étonna l’univers.

"Il ne suffira donc pas au président de la République de taper du poing sur la table, comme un enfant gâté se fâche tout rouge dans un énième caprice. Les Armées françaises, comme la Nation, ont besoin que le chef de l’Etat se pénètre de cette réalité terrible et incontournable : nous sommes en guerre.

"Une guerre nouvelle aux fronts multiples et mouvants. Une guerre totale car notre ennemi, l’islamisme conquérant, se sent porté par le vent de l’Histoire et qu’il a décrété notre soumission ou notre anéantissement.


"Il n’existe aucune alternative : nous devons gagner cette guerre et pour cela déployer les moyens nécessaires aux succès de nos armes.

"Dans la violence du propos se cache une de ces fautes qui ne s’effacent pas

"Voilà pourquoi l’humiliant rappel à l’ordre de ce 13 juillet est une offense sans nom. Quand on connaît le sens du sacrifice, quand on mesure le prix du sang qu’ont juré de verser nos soldats pour notre Liberté, on ne s’adresse pas à eux en les accusant « d’indignité » et de « mauvaises habitudes », on ne remet pas en cause leur « sens du devoir » ni leur « sens de la réserve ».

"Cette blessure restera béante car, dans la violence du propos, en plein temps de guerre, se cache une de ces fautes qui ne s’effacent pas".

lisez aussi :

voici le genre de réactions de l'armée de terre :

à lire sans modération !

La bite, le couteau, et le fameux bout de ficelle. Le triptyque de l’armée française. Pendant ce temps, à Versailles, le Roi a reçu sa cour. Combien de millions ? Trop de députés. Trop de sénateurs. Trop de ministres. On nous avait pourtant annoncé un gouvernement resserré. Combien de voitures, de chauffeurs, de bureaux, de conseillers, d’avantages en nature… Combien de millions ? Peu importe. « C’est moi le chef » en a décidé ainsi.  Merci Jean-Marie pour ce très beau texte. //Régis Olivier

.....voici la conclusion du Colonel :

"Je n’aurai jamais de mots assez forts non plus, pour dire à notre nouveau Chef des Armées et à ses pitoyables prédécesseurs, l’indignité dont ils se sont marqués devant l’histoire. Ils sont indignes en effet, car tous, se sont servis du budget de la Défense comme variable d’ajustement. Tous ont bafoué les Lois de programmations militaires, tous se sont servis du « devoir de réserve » pour « piocher dans la caisse » afin de trouver les finances nécessaires à leurs décisions politiques ubuesques sans que les militaires ne puissent « piper mot ». Le budget de la Défense qui a été voté par le Parlement pour 2017 est de l’ordre de 32,7 milliards d’euros. Ce qui est notoirement insuffisant, pourtant l’Etat veut quand même y ponctionner 850 Millions d’Euros. Dans le même temps, il recapitalise Areva à hauteur de 2,4 Milliards d’euros, voilà ce qui est indigne, Monsieur le Chef des Armées" !

"Mon Général, merci pour votre dévouement envers nos soldats de tous grades, de toutes origines. Merci d’être un Chef au sens noble du terme. Un Chef qui sait prendre ses responsabilités devant les Grands commis de l’Etat, et leur dire, les choses telles qu’elles sont. Malheureusement, et sauf votre respect mon Général, si je peux me permettre, pour ce qui est « de vous faire b… », Il me semble que c’est déjà fait…"
© Le Colonel

il y a des gueules qui ne trompent pas : la couleuvre a du mal à passer !



la pauvre Ministre des Armées, quant à elle,  est bien coincée, 
entre son médiatique prédécesseur breton,
et le Premier Ministre, lui-même soumis
aux caprices de Jupiter...!

...ne manque plus que Junon, sans doute jalouse 

d'Artémis, sensée défendre les armées !

...courage ! 

l'Olympie is back !


n'est pas Artémis qui veut !

la Ministre va devoir se dégoter une armure !

pour approfondir :

samedi 22 juillet 2017

Aller-retour Dax

Je vous ai déjà parlé de la ville-des-eaux-chaudes, de son Splendid (en travaux), de ses péloïdes, et...de son école d'infirmièr(e)s. C'est chaud à Dax en ce moment, non pas parce que la feria d'août se prépare (la ville sera bloquée le 11 août), mais parce que les étudiant(e)s reçu(e)s à leur concours aux écoles d'infirmière (et de kiné) confirment (en payant 184€), ou annulent, leur inscription, et que le marché immobilier chauffe lui aussi.

studio superbement placé, rue de la fontaine chaude, en face des madeleines
on voit le Splendid : non, trop loin, trop cher, trop sombre, trop moche !
Vous entendez beaucoup parler en ce moment des 87000 étudiants dont l'entrée aux Universités est bloquée, faute de place. Comme le mode de sélection français devient le tirage au sort, les méritants (mot affreux banni par le pouvoir précédent) brandissent leurs bonnes notes, râlant d'avoir été rejetés, traumatisés par la question : -"que vais-je faire de moi" ?

Je vous ai déjà entretenu du mode de sélection des candidats aux écoles d'infirmier(e)s, sujet particulièrement d'actualité d'un Pays dont les séniors toujours plus nombreux, attendent des prestataires de soins toujours plus de  présence. Je vous ai dit combien il fallait investir pour payer la préparation ; l'inscription aux concours. Passer les concours, écrit, oraux, puis, reçu(e), payer l'inscription à la première école qui vous répond (184€). Puis à l'école suivante plus proche de votre domicile qui vous répond après (184€, la première école refusant de vous rembourser comme elle vous en avait prévenu dans le bulletin d'inscription). Après avoir été reçu à Bayonne, vous êtes donc reçu à Dax, et refusé dans l'école de votre domicile car ce serait trop simple, vous êtes là pour vivre la devise de Conan le Barbare : 

-"ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort".

C'est bien d'être inscrit sur les listes de rentrée, votre écot dûment perçu. C'est mieux d'être compatible médicalement en faisant attester votre capacité physique et mentale par votre médecin traitant. Il faut ensuite faire attester la santé mentale et la loyauté de votre médecin traitant par un autre médecin non traitant qui exige 63€ en liquide. Si vous habitez un désert médical vous êtes marron. Mettons que l'école vous occupe la journée, mais il faut bien dormir quelque part la nuit.

C'est là que Dax est envahi des ascendants des étudiants(es) qui harcèlent les Agences immobilières, espérant un studio libre, proche de l'Ecole, sécurisé, propre, et pas trop cher, toutes choses contradictoires.

C'est là que la chance (fortuna, la fortune au sens latin du terme, c'et à dire le hasard à moins que ce soit le destin) jouent un rôle prépondérant.


les sandales basques sont devenues chicos !
Nous avons visé parmi toutes les Agences de Dax une annonce impossible à visiter, la responsable étant en vacances ! L'astuce consistant à repérer son retour en téléphonant au collègue de permanence, et à se trouver les premiers devant l'Agence à l'ouverture. Elle n'a pu prendre de rendez-vous puisqu'elle était en vacances ! Génial non ? Nous y sommes à 9 heures pile, garés, parking payé. Elle arrive à 9 heures cinq. Mais le ménage n'étant pas fait, nous donne rendez-vous à 10 heures. (elle doit lire ses emails le coup de balais passé). Nous patientons en visitant un autre studio, à vrai dire passable, je n'y mettrais pas une jeune-fille seule, voyez ce que je veux dire. A dix heures un visiteur imprévu s'est glissé devant nous, il faut patienter dans la salle d'attente pour garantir notre tour.

l'agence est fermée car nous visitons : sacrée organisation, non ?
Ouf c'est à nous. L'Agence ferme. Trajet à  pied c'est tout près. Rue chicos. Entrée chicos. Escalier rouge basque. Studio au troisième sous les combles chicos. On prend ! Papiers. Ecriture (il faut recopier à la main la formule engageant le cautionnaire dès fois qu'il se rétracterait de la caution qu'on lui demande de payer instantanément). J''écris (je ne sais plus trop écrire à la main depuis que je dactylographie mes textes sur l'ordi). Attestations multiples que je suis propriétaire, ai payé mes impôt, casier vierge, vaccins à jour, la totale. Mais nous sortons locataires d'un meublé chicos, parfait pour prendre les péloïdes dès que possible.(c'est l'occasion de soigner notre arthrose ?)

Pourquoi ce si long préambule ?

les obsèques fonctionnent 24/24, commode, non ?

le portail des Apôtres de l'ancienne Cathédrale gothique conservé dans la nef





















Parce que la Vierge nous a, une fois de plus, donné un coup de pouce. Une prière s'impose. La Cathédrale est ouverte (une inhumation nous facilite l'entrée). Et c'est le choc des vitraux ! 

Je ne vais pas vous faire un cours sur la Cathédrale de Dax, à l'origine Aquae Tarbellicae, devenue Acqs, puis d'Acqs, enfin Dax. Douze vitraux sont de Gustave Pierre.Dagrant, maitre verrier bordelais; Six sont de Félix Gaudin, maitre verrier parisien. Je vous les laisse admirer, une splendeur !

Est représentée Notre Dame de Buglose, sanctuaire marial que nous fréquentions pendant les vacances, enfants. Il y a aussi Saint-Vincent de Paul, qui a fait ses études à Dax, l'Ecole d'infirmiers n'existait pas alors, sinon il aurait tenté de s'y inscrire (avec l'aide de Dieu).

Merci à notre Dame de Buglose, à notre Dame des Victoires, à la Vierge dans le Ciel couronnée, 

Merci tant qu'à faire à Marie-Madeleine, à Jeanne d'Arc (entendant des voix), et Sainte Elizabeth, (et le miracle des roses).

une Cathédrale est un havre de paix

dans ce monde fou, où l'on stresse les jeunes-filles

qui voudraient soigner les autres

en devenant infirmières.








la Vierge couronnée en plein choeur

ah quelle devise !
qui ne voudrait pas être le bon pasteur ?

Bordeaux 1897